Etienne Marie Louis Stanislas PESLE

Né le 7 janvier 1924 au Havre (76). Fils de Robert Jules Alain Pesle et d’Adèle Marie Josèphe Marguerite Menu de Menil.

Etienne part au Chili en 1953 avec une équipe de la fraternité "Charles de Foucauld" pour se consacrer aux plus démunis et réside successivement à Santiago, Puerto Montt à l'extrême sud du Chili, Talca puis Temuco (région des indiens mapuche) où il s'établira avec sa famille.

COOPERATIVES

Diverses institutions lui décernent un diplôme honorifique pour son travail (Logement et coopératives) le 03/08/1961.

Etienne fonde à Talca des coopératives d' autoconstruction pour que les plus démunis puissent accéder à un logement qui leur appartienne grâce à leurs propres efforts et leur propre organisation, en autogestion. De même, il travaille au profit de prostituées en voie de réhabilitation. L'idée originale d'Etienne fut d'aider les gens ayant peu de moyens à accéder à un logement et à une vie digne à travers leur éducation et la formation dans le sens d'une solidarité responsable.

 

Quelques Coopératives :

* El Centro de Vecinos Población Edén, luego la Cooperativa de Vivienda “Lircay,
* También la Cooperativa de Vivienda “Río Claro”,
* Cooperativa de Vivienda “Fátima”,
* Cooperativa de Auto construcción “León XIII”.


 

Dans la revue Pionero Siglo XXI en août 1966 Etienne figure comme faisant partie du Conseil d'administration du FENACOVI (Fédération Nationale des Coopératives de Logement et Services au logement.).

 

En 1964 Etienne Pesle est aumônier dans le couvent le “Buen Pastor” dans le quartier « El Eden ». Il fait de sa responsabilité d'aumônier un vrai service pastoral pour la communauté du quartier. Il y forme le groupe “Ames vaillantes”, qui préparait les enfants pour la première communion et la confirmation. Il fait preuve d’un grand esprit social et d’une préoccupation des plus pauvres et des plus marginalisés. En témoignent la réalisation d’une coopérative de logement, la construction de maisons, la création d’une coopérative d’épargne et de maisons de vacances pour les travailleurs (une à la montagne et une autre à la plage).

Finalement "Aurora de Chile" et "Hermanos Carrera", deux coopératives, fusionnent dans une double coopérative au bord de la mer, pour les vacances d'ouvriers salariés de la classe moyenne.

Il crée le 05/01/1964 un camp de vacances pour ouvriers appelé "Pesle de Menil" à Pellines comprenant 8 maisons pour héberger 16 familles.

Curicó
En 1965, il met en place quelques œuvres de bienfaisance et d'assistance sociale gratuite pour les familles peu aisées, pour les malades et pour les étudiants pauvres des collèges et lycées de la ville de Curicó. Puis, cette même année, il fonde la Población San Esteban basée sur l'autoconstruction. A cette époque, il donne des cours de français et de religion à l’Alliance française de Curicó.

Santiago
En 1965, Etienne Pesle épouse Haydée Méndez Cáceres de nationalité chilienne dont il aura deux enfants, Roberto et Anne-Marie. Angélica, leur cousine, vivra avec eux.

Après son mariage Etienne s’installe à Santiago et son contrat de professeur à l’Alliance française n’est pas renouvelé sous la pression de l’Eglise catholique.

En 1966, il est embauché comme technicien à TECNICOOP en tant que conseil pour le Département des coopératives de logement.

Puerto Montt
De 1967 à 1969, il travaille à Puerto Montt pour l'INDAP (institut national pour le développement de l'agriculture et de la pêche). Il s’occupe alors de coopératives de paysans et de pêcheurs. ACalvuco il crée une conserverie de fruits de mer avec des petits pêcheurs

Temuco
En 1969, l'INDAP lui propose un poste de technicien spécialisé dans les coopératives à Temuco, à 650 km au sud de Santiago. Il est responsable de l'application de la Réforme agraire dans la région de Temuco et doit former des coopératives, les soutenir, prendre possession des terres expropriées pour les valoriser.

Par sa vocation et par ses fonctions, Etienne était très proche des paysans pauvres, pour la plupart des Indiens mapuche (peuple natif du Chili). Il subira des menaces de mort provenant des secteurs les plus réactionnaires de la société, notamment des groupes néo-fascistes de "Patria y Libertad".


Il enseigne le latin à l'université La Frontera à Temuco du 01/04/1970 au 28/02/1971 et est conférencier dans plusieurs universités de la ville.

En 1973, au moment du coup d'Etat, Etienne travaille encore à l'INDAP. C'est là que des militaires de l'armée de l'air viennent le chercher pour le faire disparaître.